Inès Bel Mokhtar intervient au colloque universitaire « Biorégionalisme et colonialité : cartographier les communs négatifs coloniaux »
Photo : Inès Bel Mokhtar
Le mardi 26 mai, Inès Bel Mokhtar prendra la parole dans le cadre d’un colloque universitaire autour des questions de biorégionalisme, de colonialité et de mémoire des territoires.
À travers son intervention intitulée Biorégionalisme et colonialité : cartographier les communs négatifs coloniaux, elle se propose d’introduire le concept de communs négatifs coloniaux afin de désigner les héritages matériels, institutionnels et symboliques qui continuent d'organiser activement l'espace et les corps du territoire dionysien. L'hypothèse soumise à discussion est que ces communs pourraient constituer, du point de vue biorégional, un préalable impensé. Le biorégionalisme ayant été pensé depuis des territoires ruraux, avec pour horizon des communautés supposément ancrées c'est-à-dire des communautés qui n'ont pas été systématiquement arrachées à leur sol. Or à Saint-Denis, la question n'est peut-être pas d'abord comment mieux habiter un territoire, mais à qui appartient le droit d'y habiter, et dans quelle mémoire cet habiter s'inscrit.
📅 Mardi 26 mai
📍 Université Paris Nanterre
Lien de l’événement : Journée d’étude « Biorégionalismes »
On Tuesday, May 26, Inès Bel Mokhtar will speak as part of an academic symposium focused on questions of bioregionalism, coloniality, and territorial memory.
Through her presentation entitled Bioregionalism and Coloniality: Mapping Colonial Negative Commons, she proposes introducing the concept of colonial negative commons in order to describe the material, institutional, and symbolic legacies that continue to actively shape the spaces and bodies of the Dionysian territory. The hypothesis submitted for discussion is that these commons may constitute, from a bioregional perspective, an unthought prerequisite. Bioregionalism was originally conceived from rural territories, with communities presumed to be rooted in place — that is, communities that were not systematically uprooted from their land. In Saint-Denis, however, the question may not primarily be how to better inhabit a territory, but rather who has the right to inhabit it, and within what memory this inhabiting takes place.
📅 Tuesday, May 26
📍 Université Paris Nanterre
Event link: “Bioregionalisms” Study Day