EnsadLab’s Seminars
Art & Design Research Laboratory at Ensad, Paris
École nationale supérieure des Arts Décoratifs

Séminaire Behaviors 2013-2014

sous la direction d’Emanuele Quinz

Dans le cadre des activités d’EnsadLab/Refelctive Interaction, un séminaire de recherche est mis en place, qui réunit les étudiants-chercheurs du programme et d’autres chercheurs extérieurs. L’objectif du séminaire est de questionner les pratiques du programme, en les mettant en perspective dans un horizon analytique et théorique. Dans le séminaire, qui privilégie le mode de l’échange, interviennent régulièrement des personnalités du monde de la recherche, de l’art ou du design, pour partager leurs parcours et réflexions.

Le séminaire se focalise autour de l’axe de recherche Behaviors, en connexion avec le projet de recherche The Behavior of Things, soutenu par le Labex Arts-H2H depuis 2012 et réunissant EnsadLab, l’Université Paris8, le Service Prospective Industrielle du MNAM-Centre Pompidou et le Laboratoire CHART (Cognitions Humaine & ARTificielle-Lutin/Université Paris8-Cité des Sciences).

http://www.labex-arts-h2h.fr/the-behavior-of-things-strategies.html

Séances

– Jeudi 12 Mars 2015, 14h30-17h, ANTONI MUNTADAS

MUNTADAS, artiste espagnol de renommée internationale. Après des études d’architecture et d’ingénierie à Barcelone, Muntadas choisit de se consacrer à l’art, optant, dès 1971, pour le médium vidéo. Il s’installe alors aux États-Unis, boursier puis enseignant au Center of Advanced Visual Studies (MIT) à Cambridge (Massachusetts). C’est au cours des années 1970 que Muntadas élabore son concept de paysage médiatique, entreprenant une critique systématique de la fausse objectivité des médias qui dénaturent le rapport public/privé. Depuis, ses oeuvres ont été présentées dans les musées les plus importants du monde.

– Jeudi 5 Mars 2015, 14h30-17h, MATTHIEU POIRIER

Matthieu Poirier est docteur en histoire de l’art. Ancien enseignant de l’Université Paris-Sorbonne et pensionnaire du Centre allemand d’histoire de l’art, il a été le co-commissaire de « Dynamo » aux Galeries nationales du Grand Palais et a co-organisé la rétrospective « Julio Le Parc » au Palais de Tokyo.

– Jeudi 19 Février 2015, 14h30-17h, Vies artificielles, comportements, théâtralité, SALLY JANE NORMAN

Attribuer des dynamiques comportementales à des objets et à des êtres fictifs est une pratique rituelle ancienne dont témoignent les effigies, les marionnettes, les automates. Elle se développe aujourd’hui à travers des recherches scientifiques et artistiques ayant trait aux domaines de la vie artificielle. Ce séminaire abordera des approches de la modélisation et l’interprétation des comportements, sur le plan historique et prospectif.

Sally Jane Norman est Professor of Performance Technologies à l’Université de Sussex, où elle vient de rejoindre l’équipe fondatrice du Sussex Humanities Lab. De nationalité Franco-Néo-Zélandaise, titulaire d’un Doctorat d’état et d’un Doctorat de 3e cycle (Paris III, Institut d’études théâtrales), ses recherches portent sur l’art vivant et la vie artificielle, sur le théâtre, la scénographie, la performance, les environnements sonores.

– Jeudi 5 Février 2015, 14h30-17h, Objets transitionnels, objets précaires, ANNE DEZEUZE

Anna Dezeuze est enseignante d’Histoire de l’art à l’Ecole Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée. Elle a publié des articles sur un nombre de pratiques des années 1960, y compris Fluxus, l’assemblage et l’art cinétique, et l’œuvre de Lygia Clark, Hélio Oiticica, ou Bruce Nauman. Elle a été directrice de deux ouvrages : The ‘Do-it-Yourself Artwork’ : Spectator Participation from Fluxus to New Media (Manchester University Press, 2011) et Found Sculpture and Photography from Surrealism to Contemporary Art (avec Julia Kelly, Ashgate, 2012). Son livre sur le Deleuze Monument de Thomas Hirschhorn a été publié en 2014 par Afterall dans leur série ‘One Work’.

– Jeudi 4 Décembre 2014, 16h-18h30, L’animalisation du Monde, Acte 2, DOMINIQUE LESTEL

Dominique Lestel est maître de conférences au sein du département de philosophie de l’ENS de Paris ou il enseigne la métaphysique et l’éthique – avec un intérêt central pour les intoxications mutuelles de l’art et de la philosophie. Son domaine de recherche est celui de l’« éthologie philosophique » (l’anthropologie philosophique généralisée à l’ensemble des autres qu’humains : animaux, végétaux, champignon, artefacts, fantômes et pas seulement restreinte à l’humain). Il dirige actuellement un programme de recherche sur les relations humain/non humain en Amazonie avec Egle Barone. En 2014-2015, il était chercheur dans le département d’informatique l’Université de Tokyo où il travaillait sur le posthumain, le post-animal et les post-machines. Après des études de philosophie, il a été ingénieur au sein du Laboratoire d’Intelligence Artificielle de Bull, a passé un doctorat à l’EHESS, une HDR de philosophie à Paris X et a introduit l’enseignement des sciences cognitives à l’ENS dans les années 90. Il a été responsable de l’équipe d’éthologie cognitive du Museum National d’Histoire Naturelle plusieurs années jusqu’en 2013. Il a eu des postes de recherche ou d’enseignement dans de nombreuses universités étrangères (Université de Californie, Boston University, MIT, Université de Montréal, Keio University (Tokyo), Macquarie University (Sydney), Université de Tokyo, etc.). Il a publié de nombreux livres. « Apology of the Carnivore » et « Friends of My Friends » doivent paraître en 2015 à Columbia University Press. La revue anglaise de “Theoretical Humanities” “Angelaki” consacre son prochain numéro à son travail.

– Jeudi 27 Novembre 2014, 14h-16h30, Art cinétique et objets à comportements, ARNAULD PIERRE

Arnauld Pierre est professeur en histoire de l’art contemporain à l’Université de Paris-Sorbonne. Son domaine de recherche englobe les sources et l’imaginaire de la modernité considérée dans le champ élargi de la culture scientifique et visuelle, des utopies du langage et des formes de la perception. Ces thématiques sont ancrées dans trois moments historiques : l’ère des avant-gardes et le passage à l’abstraction, l’après-guerre et l’art optico-cinétique, l’époque contemporaine, les néo-avant-gardes et les tendances archéomodernistes. Il a notamment été le commissaire de l’exposition « L’Œil moteur. Art optique et cinétique, 1950-1975 » (Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, 2005) et prépare un ouvrage sur Nicolas Schöffer.