Les doctorants d’EnsadLab bénéficient d’un environnement de recherche double : à l’EnsAD et à l’Université. Actuellement, sept doctorants et une post-doc sont financés par PSL et une doctorante ainsi qu’un post-doctorant sont financés par le Labex Arts-H2H.

Aurélie Herbet

Fiction et dispositifs médiatiques : pour une pratique de la fiction située.

Thèse de Doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Monsieur le Professeur Bernard Guelton, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Soutenue le 17 décembre 2015

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre St Charles, 47 rue des bergers, 75015 Paris
Mention très honorable avec les félicitations du jury.

Jury

Monsieur Xavier Boissarie,
Expert en réalité augmentée et jeux pervasifs,
collectif Orbe. (Expert)

Monsieur Éric Bonnet,
Professeur des universités, Arts plastiques,
Université Paris 8 Saint-Denis. (Rapporteur)

Monsieur Bernard Guelton,
Professeur des universités, Arts plastiques,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. (Directeur de thèse)

Madame Alexandra Saemmer,
Professeure des universités, Sciences de l’Information et de la Communication,
Université Paris 8 Saint-Denis. (Rapporteur)

Monsieur Yann Toma,
Professeur des universités, Arts plastiques,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. (Examinateur)

Aurélie Herbet est intervenante au sein du groupe Spatial Media d’EnsadLab. Elle a été étudiante-chercheure EnsadLab de 2011 à 2014.

photo : L.H.

Résumé :

Cette thèse porte sur la pratique artistique des Fictions situées. Elle cherche à explorer les nouvelles formes fictionnelles issues d’une expérience tant de l’espace tangible et sensible que de l’usage de dispositifs médiatiques. En quoi les fictions situées proposent-elles d’autres modes d’appréhension de l’espace tangible tandis qu’elles immergent dans des univers fictionnels ? Dans cette perspective, plusieurs notions sont abordées et envisagées selon le cadre resserré de la pratique plasticienne. Si la question du dispositif abonde depuis une dizaine d’années, et reste circonscrite aux définitions de Michel Foucault et Giorgio Agamben, il s’agit de l’interroger de nouveau au regard du champ artistique. Entre mobilité spatiale et découverte d’une fiction, il s’agit pour le spectateur de déployer des imaginaires selon les dispositifs médiatiques mis en œuvre (installations visuelles et sonores, interactives, tablettes numériques ou encore smartphones). Pour cette recherche, nous proposons d’abord un cadre conceptuel préalable, fondé sur les théories de la fiction issues des disciplines narratologiques, philosophiques et sociologiques. La deuxième partie s’attache à comprendre les mutations qu’engage l’intrication entre fiction et dispositifs médiatiques dans le contexte de la création artistique moderne et contemporaine, en regard des pratiques historiques concernant tant les champs du cinéma (avec l’étude de l’expanded cinema) que de la littérature numérique (via l’analyse des hyperfictions). La troisième partie se concentre sur l’expérience vécue et pratiquée de l’espace en situation d’exploration située. Par l’analyse de travaux (personnels ou réalisés avec collectif Hyperfiction.org), se déployant tous selon plusieurs versions, il s’agit en outre de voir comment cette pratique plasticienne engage des mises en œuvre processuelles ayant fait avancer constamment le concept plastique de fiction située.

Mots-clés : Corps, Espace, Expérience, Dispositif médiatique, Fiction, Hyperfiction, Hypertexte déambulatoire, Installation, Intermédialité, Montages, Récit, Théorie de la réception.